đ Je te propose de terminer la semaine en apothĂ©ose avec la superbe sĂ©rie : Die De Kieron Gillen et StĂ©phanie Hans chez Panini comics Si Jumanji rencontrait Donjons & Dragons ça donnerait Die. Au dĂ©but des annĂ©es 90, six ados vont dĂ©buter une partie de jeu de rĂŽle, qui sâannonce mĂ©morable, pour les 16 ans de lâun dâeux. MĂ©morable câest le mot, puisquâils vont tout simplement disparaitre de la surface du globe pendant deux ans⊠Et rĂ©apparaitre Ă , disons 3 quart, et complĂštement traumatisĂ©s. Que sâest-il passĂ© ? OĂč est le sixiĂšme ? Pourquoi les 5 gamins ne disent absolument rien de ce qui leur est arrivĂ©s ? Le temps passe, les liens se dĂ©font et la vie avance comme elle peut⊠JusquâĂ lâaube de leurs 40 ans. LĂ , chacun reçoit de nouveau un dĂ©. Le message est clair. Le jeu doit reprendre. Peu importe les consĂ©quences. Die câest une dĂ©claration dâamour aux jeux de rĂŽles et Ă la littĂ©rature de fantastique et de fantasy qui les ont inspirĂ©s. Câest 4 volumes Ă lâunivers riche en rĂ©fĂ©rences, des sĆurs BrontĂ« jusquâĂ Lovecraft. Câest une quĂȘte complexe et sans merci qui devra sâachever dâune maniĂšre ou dâune autre. Câest aussi ce que chaque joueur met dans la partie, quelle part de lui, rĂ©elle ou fantasmĂ©e, il injecte dans son personnage et ses actions. Et quelles Ă©motions, ses parties cathartiques, peuvent servir Ă exorciser. Câest surtout un dessin hallucinant, parfois proche de la peinture, qui tâembraque dĂšs que tu ouvres les premiĂšres pages. Des ambiances glacĂ©es et cendreuses de la guerre, Ă la chaleur brĂ»lante des flammes et des passions, StĂ©phanie Hans nous en fait voir de toutes les couleurs avec Ă©normĂ©ment de finesse, et chaque tableau est vivant. On pourrait reprocher Ă lâhistoire dâĂȘtre parfois trop bavarde, un peu trop complexe et tordue sur elle-mĂȘme, mais je trouve que ça rend plutĂŽt honneur Ă lâintelligence de ces jeux. Loin des clichĂ©s habituels et des rĂ©fĂ©rences classiques Ă la Pop Culture, Die sâattaque au « pourquoi » du jeu et Ă ses rĂ©fĂ©rences un peu moins directes et un peu plus « intello » Ă travers la littĂ©rature classique. Ce que jâai beaucoup apprĂ©ciĂ©. La seule chose que je recommanderai cependant, câest de ne pas laisser passer trop de temps entre la lecture de 2 volumes. Car en effet, lâintrigue Ă©tant dense, il est facile de se perdre un peu en route. Si tous les rĂŽlistes, et mĂȘme les lecteurs, ont tous un jour voulu vivre les aventures jouĂ©es ou lues, moi la premiĂšre, finalement, aprĂšs Die⊠Peut-ĂȘtre plus tant que ça. Et toi ?